Le mur décide du traitement, pas l'inverse
Deux maisons voisines, la même auréole au bas du salon, et pourtant deux chantiers qui n'ont rien à voir. La différence tient au mur : une maçonnerie pleine en brique de trente centimètres ne se traite pas comme un mur creux des années soixante-dix, et une pierre calcaire poreuse ne réagit pas comme un bloc de béton.
Notre première visite sert donc à connaître le mur avant de connaître le prix. Nous sondons l'épaisseur, nous identifions le matériau et le mortier, nous cherchons la membrane d'arase si elle existe, et nous regardons ce qu'il y a de l'autre côté : une terre pleine, un vide ventilé, une cave, un trottoir.
Ce que nous relevons sur place
- L'épaisseur réelle, mesurée au forage d'essai et non estimée au plan.
- Le matériau : brique pleine, pierre, bloc creux, mur double avec coulisse.
- La présence, l'état et la hauteur d'une éventuelle membrane d'étanchéité.
- Le niveau du sol extérieur par rapport au plancher intérieur.
- La nature de l'enduit existant, qui retient souvent les sels.
Pourquoi l'injection ne convient pas partout
Une barrière chimique suppose une maçonnerie homogène et capable d'absorber le produit. Sur un mur creux, le produit se perd dans la coulisse ; sur une pierre très dense il ne pénètre pas ; sur un mortier délité il fuit par les joints. Dans ces cas, drainage extérieur, cuvelage ou saignée mécanique donnent un résultat que l'injection n'obtiendrait jamais.